Chronique manga – 03 – Carciphona

Bonjour à vous et bienvenue sur cette troisième chronique assez particulière… en effet, j’ai un peu triché pour celle-ci, vu qu’il ne s’agit pas spécialement d’un manga, mais d’un Webcomic (certains le classe comme étant un Manhwa étant donné que l’auteure/dessinatrice est chinoise, mais je ne le vois pas comme tel). Cela reste assez similaire à un manga d’où sa place pour ce troisième numéro.


| Genre : Aventure et Fantastique |

Cette œuvre est éditée aux éditions Chatto Chatto pour un total à l’heure actuelle de trois tomes en France, tandis qu’il est encore en cours dans son pays d’origine avec six tomes au total. Ils sont disponibles au prix de 7€95 l’unité. L’auteure de cette œuvre se nomme Shilin Huang est une canadienne aux origines chinoises. Elle a appris le dessin en autodidacte sans avoir recours à la moindre formation en dessin. En dehors de Carciphona, elle écrit et dessine beaucoup, plus précisément des peintures pour Riot Games et Cloud 9. Si vous le souhaitez, vous pouvez la suivre sur  son site personnel, où vous pourrez également retrouver toutes les plateformes où elle est. La traduction française a été faite par OLIVIER Claire qui est également derrière la traduction du oneshot « Quand la neige m’appelle » édité dans la même maison d’édition. Le lettrage a été fait par Catherine BOUVIER et par Martin BERBERIAN qui est également derrière la couverture françaises des tomes. Sa relecture a été confiée à Anaïs KOECHLIN. Ils viennent tous de l’équipe B.L.A.C.K studio spécialiste en lettrage et traduction de jeux vidéo/anime/manga.

« Durant des siècles, la magie avait été monnaie courante dans le monde de Maelstrom. Une magie bienfaisante qui offrait à la société un pouvoir extraordinaire, mais également maudite, puisqu’elle avait causé la naissance des Carciphona : des humains à l’âme infectée par des esprits démoniaques. Suite à un terrible événement, la Prohibition fut mise en place et l’utilisation de la magie fut bannie dans tous les royaumes. Pourtant, quatre ans plus tard, une sorcière du nom de Veloce Visrin continue à subsister dans l’ombre, en réprimant ses pouvoirs afin de vivre en paix. Mais cette vie paisible est de courte durée lorsqu’elle se fait attaquer par l’assassin à l’origine de la Prohibition et qui pourrait bien être… une Carciphona elle-même. »

Il faut savoir que c’est le premier gros projet graphique de l’artiste, Shiling Huang. Ça se ressent dans les dessins et notamment au début de l’oeuvre. Les trois quarts du premier tome disposent de dessins assez maladroits, mais surtout confus lors des scènes d’actions. Ce qui n’empêche pas d’avoir de belles planches par moment. Puis au fur et à mesure des tomes ont y voit clairement une amélioration dans son dessin. Cela se voit également sur son portfolio dédié à Carciphona (voir même ses autres dessins) sur son site personnel. Au final, le dessin devient vraiment plus agréable à l’œil et les scènes d’actions sont plus lisibles, quoique toujours un peu brouillonnes à mon goûts. J’ai pu lire à la fin du tome 2 que l’illustratrice avait vraiment du mal à dessiner l’héroïne, notamment sur sa vêture. Le résultat est là et Veloce est vraiment bien réussie. Petite chose que j’ai apprécié dans l’oeuvre en général est le découpage des planches qui sont assez uniques et très intéressantes, mais malheureusement pas tout le temps bien maîtrisé. Les couvertures des tomes sont vraiment belles et la qualité du papier est vraiment de très bonne qualité, c’est même pour moi l’un des meilleurs papiers que j’ai pu avoir dans un manga. Il est à la fois épais et suffisamment rugueux pour bien tenir au doigt lorsqu’on tourne une page.


© 2019 Shilin Huang | © 2018 Éditions ChattoChatto.

Passons à la partie histoire de Carciphona. L’explication sur les carciphonas est très bien pensé et ça me plait. Nous avons le droit à l’un de ces carciphonas en guise de personnage principal, qui se présente sous le nom de Veloce. Ce personnage est plus proche de l’antihéros que du simple héros et ce n’est pas pour me déplaire. En effet, on a affaire à une héroïne assez torturée par son statut de carciphona et de sa mystérieuse mère qu’elle n’a jamais connu, mais beaucoup lui en parle lorsqu’ils croisent le chemin de Veloce. Normalement, je n’aime pas les héros froids et piquant de façon gratuite, mais étrangement avec Veloce ça marche bien. Voilà pourquoi l’auteur a réussi à avoir un personnage principal bien ficelé et qui n’est pas insupportable. Les autres personnages sont assez variés en terme de caractère et il y a plus précisément trois autres personnages assez récurrents au sein de l’histoire. Weirin et Keritzel qui sont tous les deux membres d’une famille noble, la première est plutôt chipie et peste, tandis que Keritzel est le noble au bon cœur. Sans oublier Meron, qui est une ministre de Kronzel et une amie d’enfance de Veloce. Elle veut à tout prix l’aider, mais notre Carciphona ne souhaite son aide. Le scénario tourne tout autour de la politique des différents états et des hauts gradés comme des tribus hybrides, ce que j’apprécie tout particulièrement. Cependant, le scénario peine à avancer et c’est fort dommage, c’est même l’une des raisons qui reviens le plus souvent selon les lecteurs français qui souhaitent arrêter la lecture de l’oeuvre, mais de mon côté j’ai envie de lui donner une chance supplémentaire.

Alors au final Carciphona est-ce une bonne série ? Je dirais, ni oui et ni non, pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle souffre de plusieurs défauts tout en ayant un lot de qualités fort sympathique. On y voit la patte « amateur » de l’auteure, mais elle ne demande qu’à s’améliorer et je ne peux que soutenir son boulot qui nécessite beaucoup de temps et d’apprentissage. La lecture du premier tome fut assez pénible, mais les deux autres étaient plus agréables. Je suis tout de même curieux de voir l’avancement de l’oeuvre et je ne peux qu’encourager l’auteur pour cette œuvre qui a tout de même du potentiel. Alors, pour cette œuvre faites-vous un avis purement personnel sur les deux premiers tomes, étant donné que le premier ne reflète pas l’oeuvre à présent. Ce qui amène que Carciphona est un webcomic assez moyen, mais qui peut devenir bon au vu des améliorations qu’il y a en terme de dessin comme de scénario (même si ce second est légèrement trop lent à mon gout). J’ai mis un Akihito content, car je suis pressé de voir la suite et pour adresser tout mon soutien à l’auteure ainsi qu’à la maison d’édition française qui s’en occupe. Je tiens à remercier les éditions Chattochatto qui m’ont envoyé les trois tomes du manga et également pour leurs confiances. Sans oublier, vous cher lecteurs, merci à vous pour votre soutien régulier et je vous dis à la prochaine pour une nouvelle chronique !

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