[TEST – PC ] – Yakuza : Like a dragon – Le jeu de l’année ?

Lorsque nous disons que tout ceci est terminé, ce n’est jamais le cas ! 

Bien le bonjour à vous ! Aujourd’hui on se retrouve à nouveau pour un test sur le blog et pas n’importe quel test. Puisqu’il s’agit d’un jeu très attendu par les fans et peut être même par les néophytes de la licence. Je parle bien sûr du dernier Yakuza qui se nomme “Yakuza : Like a Dragon

Pourquoi le studio n’utilise plus de numéro dans le titre ? Tout simplement car il ne s’agit pas d’une suite. En effet, ce nouvel opus est un renouveau de la série. Avec énormément de courage, le studio a décidé de changer entièrement d’une part, le héros et d’autre part, le gameplay.

 

Dès les premières minute, ils donnent le ton !

Un scénario lent, mais terriblement efficace !

Posons les bases, la série des “Yakuza” est une licence très connue comme étant une énorme histoire décomposée en plusieurs épisodes dans lesquelles vous jouez le charismatique Kazuma Kiryu. Elle est aussi très connue comme n'étant disponible qu'en anglais, pouvant bloquer certains joueurs néophytes. Pourtant la série était traduite sur le tout premier opus sorti en 2005 sur PS2.

Nous commençons l’histoire dans le fameux quartier de Kamurocho que nous connaissons des précédentes oeuvres, ou encore de son spin off “Judgement”, que nous avons également testé sur le blog. Dans ce nouvel opus, nous incarnons Ichiban Kasuga, un jeune yakuza de la famille Arakawa. Suite à un meurtre perpétré par une ponte de la  famille, son boss lui propose d’encourir une peine de prison pour empêcher l’effondrement de celle-ci. Chose qu’il accepte de faire, puisqu’il lui est totalement dévoué et le considère comme un père. 18 ans plus tard, Ichiban est enfin libre et apprend que le clan dans lequel était sa famille fut totalement décimé par son propre boss. Cherchant des réponses, il se fait tirer dessus par ce dernier. Survivant à sa blessure, il se reprend en main et décide de découvrir la vérité sur cette histoire.

Les personnages recrutables dans l’histoire sont vraiment très variés, ce qui permet d’apporter un certain complément à notre héros au grand cœur. Malgré un travail de fond légèrement manquant sur certains d’entre eux, ils s’avèrent être tous intéressants et utiles à l’intrigue principale. Chose importante à souligner, la balance entre l’humour totalement décalé et le côté sombre est terriblement bien écrit et toujours présente.

Un gameplay totalement différent !

Comme dit auparavant, le studio a fait un gros pari sur un changement total de gameplay vis-à-vis des précédents opus. Il faut savoir que les “Yakuza” étaient connus comme étant des jeux d’action où le rythme des combats était démentiel et avec ce dernier jeu, ils ont décidé de changer totalement, pour du tours par tours ! Le choix du studio est plus ou moins argumenté par Ichiban, notre héros qui se prend pour un héros de Dragon Quest (oui oui il dit ça !)

Du coup, nous nous retrouvons avec un tour par tour avec un total de quatre personnages durant les combats. Bien évidemment, l’ordre des tours est déterminé par les statistiques de vos personnages. Ils disposent d’une palette de jobs que vous pouvez leur attribuer comme bon vous semble, un à la fois bien sûr. Et là le nom des jobs est pris au pied de la lettre, puisqu’il s’agit de vrais métiers : idole, garde du corps, danseur, etc. Chaque job dispose de rôles propres ainsi que de leurs armes de prédilections. Bien évidemment vous avez la possibilité de crafter de l’équipement comme de l’améliorer grâce à des composants que vous pouvez obtenir de multiple façon et également contre de l’argent. Ce style de jeu amène à avoir également tout un tas de statuts négatifs comme positifs sur chaque personnages alliés comme ennemis (saignement, augmentation d’attaque, ivresse, etc….).

Ce qui fait la force des jeux Yakuza, c’est son contenu secondaire qui permet de faire autre chose que l’intrigue principale et une fois n’est pas coutume, c’est très varié. Vous pouvez vous rendre dans une salle d’arcade pour jouer à un Virtua Fighter, comme aller faire du golf et faire vos meilleurs puts. Sans oublier que vous pouvez prendre des cours à base de QCM pour pouvoir améliorer différents traits de caractère d’Ichiban. Ces traits là sont importants pour certaines techniques de combat et également pour avoir accès à des intrigues secondaires.

En parlant de secondaire, le jeu offre différents clins d’œil à d’autres œuvres en lien avec les RPG. Déjà le système de collection d’adversaires qui se nomme Sujimon qui est une énorme référence à Pokémon. Vous avez également la possibilité de rentrer dans une guilde de héros vous permettant de faire diverses missions secondaires de combat ou autre, pour évoluer et devenir le plus grand des héros comme à la Dragon Quest.

Graphiquement parlant, toujours au top ?

Parlons maintenant des graphismes et de l’Interface Utilisateur, plus communément nommée “UI” (User Interface). Comme à leurs habitudes celles-ci sont très propres et avec un nombre d’informations assez nombreuses par moment mais sans pour autant être envahissantes, puisque c’est relativement bien aéré et on s’y retrouve très bien. De nombreux menus, accessibles avec la touche appropriée depuis le menu principal sont présents. Le seul point négatif dans celui-ci est le menu des objets qui s’avère assez peu complet pour un jeu du genre. De plus, les équipements ne sont visibles que dans la partie où vous gérez ceux de vos personnages.

Parlons bien, parlons technique ! Le moteur graphique du jeu est le même que Judgement, c’est-à-dire qu’ils ont encore une fois choisi le Dragon Engine Unity. Certains trouvent qu’il est dépassé, mais il fait largement le taff pour un jeu du genre et permet d’avoir un ensemble graphique relativement réussi. Que ce soit dans des animations (bien meilleures que FF7 Remake, alors que peu de personnes l’ont signalé) comme dans les cinématiques, le jeu s’en sort relativement bien. Néanmoins, certaines textures laissent légèrement à désirer et notamment les skins des adversaires réutilisés qui étaient déjà présents dans Judgement.

/ Avis personnel sur la version PC \

Il faut savoir que j’ai pu tester le jeu dans sa version PC et donc en dématérialisé. Ma config actuelle est la suivante : 

– Mémoire : 16go de Ram  

– Processeur : AMD Ryzen 5 3600 

– Carte graphique : Nvidia GTX 1060 6go. 

Je pouvais faire tourner le jeu en Ultra, avec néanmoins quelques baisses de FPS dans les zones où il y a beaucoup de monde, mais j’ai surtout remarqué un bug visuel constant qui montrait une sorte de double modèle légèrement flou et très transparent. Je ne sais pas si je suis très explicite, c’est difficilement explicable, je vous mets en dessous un screen de ce bug. En tout cas, je n’ai pas aperçu ce bug sur les versions PS4.

 

Au final, est-ce un pari gagné ?

Le changement de style total pour ce nouvel épisode de cette série n’était pas gagné d’avance. En effet, ils ont pris un chemin très difficile qui aurait pu leurs apporter une mauvaise expérience auprès des joueurs. Néanmoins, l’équipe derrière Yakuza, n’est pas n’importe laquelle ! Puisqu’ils ont tout de même réussi à garder un certain dynamisme dans ce genre de jeu connu pour sa lenteur. L’écriture du scénario est toujours une réussite mélangeant humour grotesque, mais terriblement drôle, et une certaine noirceur qui permet d’avoir de multiples rebondissements. Le contenu de ce jeu est gargantuesque, ce qui permet d’avoir un jeu avec une durée de vie colossale et qui s’avère déjà être long rien que pour le scénario principal (comptez quasiment une trentaine d’heures pour le scénario, si ce n’est pas plus).

Ryu ga Gotoku Studio a frappé un gros coup dans le monde du RPG, en confirmant une chose : qu’il est capable d’adopter un nouveau style après 15 ans.

Bravo à eux pour ce jeu qui s’avère être une totale réussite de mon côté.

Je tiens à remercier profondément Koch Media de m’avoir fourni ce jeu pour le blog que j’attendais depuis des lustres ainsi que Miyoki, toujours présente pour la relecture de mes papiers.

Passez une bonne journée et à la prochaine, pour un nouveau papier !

Graphismes 80%
Le plan graphisme sur le jeu s'avère être relativement réussi, même s'il y a diverses choses qui démontre un certain retard sur les graphismes (certaines textures et animations), mais vraiment rien de méchant.
Durée de vie 100%
La durée de vie s'avère être stratosphérique ! Comptez en ligne droite environ une quarantaine d'heures pour le scénario principal et vous pouvez doubler sa durée de vie initiale, voir même plus.
Scénario 100%
Tout comme Judgement, ce nouveau Yakuza dispose d'un scénario vraiment agréable qui prend le temps de poser les bases et ainsi nous mettre une claque artistique en pleine figure aux moments appropriés. Un pur bonheur !
Gameplay 100%
 Le studio a fait un changement brutal de gameplay qui pourrait rebuter les habitués de la licence, mais ils ont su rendre dynamique le genre qui s'avère être de plus en plus rare de nos jours. Il s'agit d'un des meilleurs RPG au tour par tour auquel j'ai pu jouer sur le plan du gameplay.
Musiques 95%
Ils ont réussi à rendre la quasi-totalité des musiques très intéressante à l'oreille. Vous avez de multiples styles différents : Techno, Acoustique, Rock et même musique typé rétro comme dans les anciens jeux vidéo. Très content de cette diversité musicale !
  • Une très bonne durée de vie 
  • Des scènes à mourir de rire !
  • Un héros attachant tout comme ses compagnons !
  • Un scénario en béton armé…
  • …mais qui dispose d’un rythme  qui ne pourrait pas plaire à tout le monde !
  • Un jeu relativement facile !
  • Les QTE durant les combats manquent cruellement !

J.Swordy

Un commentaire sur “[TEST – PC ] – Yakuza : Like a dragon – Le jeu de l’année ?

  1. Merci pour ce test ! Je suis pas forcément fan de la saga, mais cet opus a de si bons échos qu’il donne envie. De plus, les référence aux JRPGs, comme Dragon Quest, ne peuvent que me séduire.

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