[TEST – SWITCH ] – World’s End Club – Une histoire enfantine ?

  • Date de sortie : 28/05/2021
  • Genre : Visual novel et Plateformer
  • Plateformes : Switch et IOS.
  • Développeurs : Too Kyo Games, Grounding Inc
  • Editeur : NIS America
  • Prix : 39,99 €

Salut salut, on se retrouve encore une fois pour un nouveau test sur le blog et avec un jeu très particulier : World’s End Club. C’est un jeu que j’attendais depuis sa toute première annonce dans un Nintendo Direct avec notamment le papa de Danganronpa (en tant que creative director, mais j’en suis sûr qu’il a fait plus que ça…) et également le créateur des Zero Escape, Kotaro Uchikoshi. Il s’agit là d’un mélange entre un plateformer et un visual novel. Depuis le temps que je voulais faire un visual novel ENFIN en français ! Trêve de bavardage, on commence !

Une histoire qui semble enfantine, mais pas dénuée de sens.

Nous suivons le club des battants, un groupe de plusieurs enfants qui sont encore à l'école primaire (et pourtant certains font très collégiens), dans les années 90. Alors qu'il partent en voyage scolaire en bus, ils font face à une météorite qui s'écrase sur la planète. Suite à cela, ils se retrouvent dans un étrange endroit sous l'eau, où ils se réveillent tous alors qu'ils étaient dans des capsules. Un étrange robot leur fait face et ils sont contraints de participer à un jeu de survie. Alors qu'ils arrivent tant bien que mal à s'en sortir, ils se retrouvent à la surface et remarquent que le Japon est clairement dévasté suite à cette météorite.

Le pitch de l’histoire, c’est plus ou moins ça. Je ne peux vous en dire plus, sous peine de vous spoil. Il s’agit là du point fort de l’œuvre, puisque nous faisons face à un groupe atypique de primaires. Une phase de l’âge à laquelle on a rarement le droit dans un jeu et ce genre de chose fait vraiment plaisir. Les personnages sont très variés, hormis quelques clichés que j’aurais bien voulu éviter (comme par exemple le garçon embonpoint qui aime la nourriture plus que tout). Je me suis beaucoup attaché aux personnages, même si j’ai mes préférences : Mowchan, Vanilla, Aniki et Pai. Qui plus est, le scénario s’avère être mené d’une main de maître avec des rebondissements auxquels parfois, j’y pensais, comme d’autres, pas du tout, et je ne vous cache pas que j’ai été touché par certains moments. En plus de cela, nous avons le droit à une touche de romance et pour ceux qui me connaissent, vous savez que j’aime ça. Je regrette cependant que nous n’ayons pas le droit à plus de deux fins différentes et qu’on nous force à faire les routes que nous n’avions pas empruntées (on a ce cas de figure vers la fin du jeu).

Scénario 90%
Le scénario de ce jeu est clairement sa force principale ! En effet, nous faisons face régulièrement à des révélations auquel nous ne pensons pas forcément. Une bonne écriture est un écriture qui surprend, World's End Club y réussi parfaitement !

Un gameplay vieillot.

Le mélange de gameplay que nous avons dans ce jeu est très atypique, pourquoi ? Tout simplement parce qu’on se retrouve avec un jeu qui se qualifie comme étant un Visual Novel (le côté scénario) et également comme un plateformer. En effet, vous avez le droit à des sessions de jeu de plateforme relativement facile dans l’ensemble, mais qui ne s’avèrent pas évidentes étant donné que le gameplay de jeu se veut relativement rigide, comme à l’ancienne. Et entre deux sessions de saut, vous vous retrouvez avec des passages entièrement doublés et donc beaucoup de blabla pour avancer dans l’histoire de celle-ci.

 

Il n’y a pas grand chose à dire dans ce paragraphe, mais on peut souligner la possibilité de pouvoir jouer tous les personnages vu qu’ils ont tous un pouvoir spécial qui vous permettra d’avancer dans les différents niveaux. Les pouvoirs sont très variés allant du lancé puissant à la protection d’autrui, ils sont relativement bien exploités.

Gameplay 35%
World's End Club ne tire malheureusement pas son épingle du jeu au niveau de son gameplay. En effet, les phases de plateformer s'avèrent être relativement rigide et bien trop classique. On ne peut nier le fait d'avoir des personnages aux pouvoirs variés permettant d'avoir des mécanismes variés au sein des différents niveaux. Ici, c'est le côté Visual Novel qui est le plus important, quant au reste, c'est à oublier !

Une patte graphique sympathique.

Parlons bien, parlons graphisme ! Les joueurs sont de plus en plus pointilleux sur ce plan là, alors que c’est tout le contraire de mon côté, mais je ne peux nier quelques lacunes dont dispose le jeu, malgré la patte graphique que j’aime bien. En effet, on se retrouve parfois avec des textures très peu travaillées et baveuses. Qui plus est, certaines animations laissent un peu à désirer, mais rien de catastrophique. Les différents niveaux sont très variés en termes de terrains (biomes pour les anglophones), mais souvent, les compositions de niveaux sont assez simples malheureusement. Les personnages disposent d’un chara-design très varié et très coloré, ce que j’aime tout particulièrement. Même si les interfaces au sein du jeu ne sont pas nombreuses, elles sont très colorées et très bien organisées.

Désormais, parlons bien, parlons musique et doublage ! Parlons du plus simple, les musiques qui sont présentes dans ce jeu sont pour une bonne partie très simples, mais terriblement efficaces, vu qu’elles sont parfaitement placées durant l’intrigue scénaristique. Quant aux doubleurs japonais derrière les différentes voix, on a un sacré casting. Voici le listing des différents personnages avec leurs voix japonaises :

– Vanilla est doublée par Ai Kayano (Sylphiette dans Mushoku Tensei, Yuriko Hori dans Horiyima, Mia dans Code Vein, Kanae Kocho dans Demon Slayer, etc…)

– Kansai est doublé par Natsumi Fujiwara (Kabane dans Kemono Incident, Toru dans Yokyo Ghoul:Re,  etc…)

– Chuko est doublée par Kokoro Kikuchi (Sarada dans Boruto, Akito dans Air Gear, etc…)

– Mowchan est doublé par Yuki Matsuoka (Fenrir dans Granblue Fantasy, Orihime dans Bleach, Kagura dans Senran Kagura, etc…)

– Nyoro est doublée par Kei Shindo (Kyoka dans My hero academia, Semiramis dans Fate/Apocrypha, Lillie dans Pokémon, etc…)

– Aniki est doublé par Kenji Akabane (Zaav dans Oninaki, Xiahou Ba dans Dynasty Warriors,  Ivan dans Terraformars, etc…)

– Pai est doublée par Mai Nakahara (Rena dans Higurashi, Juvia dans Fairy Tail, Sekhmet dans Re:Zero, Estellise dans Tales of vesperia, etc…)

– Tattsun est doublé par Junko Minagawa (Shirley dans Bravely Default II, Xingqiu dans Genshin Impact, Ada Wong dans Resident Evil, etc…)

– Pochi est doublé par Megumi Ogata (Makoto dans Danganronpa, Itona dans Assassination Classroom, Ayato dans Angel Beats!, Halibel dans Bleach, etc…)

– Jennu est doublée par Mehumi Toyoguchi (Ghislaine dans Mushoku Tensei, Aqua dans Kingdom Hearts, Junko dans Danganronpa, Yukari dans Persona, etc…)

Graphismes 70%
Ce jeu dispose de la patte graphique que j'aime tant. Entre des carac design très variés et une palette de couleurs très poussée, c'est vraiment ce que j'apprécie. Les différents niveaux disposent d'une variété de décors, mais on ne peut nier les faiblesses techniques sur des arrières plans pas spécialement beau et quelques textures baveuses.

Ce jeu est-il aussi divertissant que le jeu de base ?

World’s End Club est un jeu qui est classé dans la catégorie de niche pour moi. C’est pour cela qu’il ne pourra pas plaire à tout le monde, de part son côté très bavard, ainsi que son côté très vieillot dans son gameplay qui s’avère être rigide en plus de frustrant, car la moindre erreur vous amène au game over. Néanmoins, l’expérience de mon côté fut très bonne malgré une dernière ligne droite un peu redondante. Le scénario de World’s End Club s’avère être une très bonne surprise et j’ai réussi à m’attacher à tous les personnages, ce qui est relativement rare. Certaines productions de jeux vidéo devraient en prendre de la graine. Qui plus est, le jeu dispose d’une durée de vie très courte (environ 10 heures), mais suffisante pour le jeu.

 

Je tiens à remercier Koch Media pour avoir fourni un exemple pour le blog ainsi qu’à Miyoki pour avoir relu mon article. Merci également à vous pour avoir lu ce test.

Note globale 90%

– Un scénario vraiment cool !

– Une patte artistique très agréable.

– Un visual novel en français, enfin !

– Un humour qui fait du bien !

– Des fautes d’orthographe dans la traduction.

– Un gameplay pas terrible au vu de sa lourdeur.

– Une redondance sur la fin.

J.Swordy

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