[TEST – SWITCH ] – Disgaea 6 : Defiance of destiny – Jamais sans ton zombie !

  • Date de sortie : 29/06/2021
  • Genre : Tactical RPG
  • Plateformes : Switch
  • Développeurs : Nippon Ichi Software
  • Editeur : NIS America, Inc
  • Prix : 49,99 €
  • PEGI : 12
  • Langue Texte : FR
  • Voix : Anglais et Japonais

Le monde des RPG dispose de tout un tas de genre différent, vous allez avoir le droit aux Action RPG voire même des Computer RPG qui fut les premiers RPG en vue du dessus sur pc. Aujourd’hui, nous allons parler plus précisément d’un Tactical RPG sur le Nintendo Switch au doux nom de Disgaea 6, une licence très reconnue dans ce genre de niche pour son côté décalé.
 
En terme d’expérience personnel sur la licence, il faut savoir qu’il y a déjà eu un test sur le premier du nom qui a été testé sur PS4 et qui avait été traduit en Français. La licence est en français depuis peu. Après une bonne affaire sur Vinted, Disgaea 5 a été terminé de mon côté sur Switch, une bien belle expérience.

Un scénario très classique.

Dans ce cinquième opus, nous suivons Zed qui est un "jeune" zombie au caractère impétueux et qui est prêt à tout pour sa petite sœur Beeko, qui est son exacte opposée. Malheureusement, ils devront faire face à une menace plus que pesante, le fameux Death-tructor Divin qui dispose d'une force incommensurable et face à laquelle Zed s'opposera à chaque fois.

Il est très difficile de parler du scénario de ce Disgaea sans trop spoiler, mais ce n’est pas impossible. L’histoire dispose d’un côté très “shonen” et surtout plus “enfantin” que le précédent Disgaea, tout en gardant quelques côtés assez sombres. Il a toujours son côté humoristique qui s’avère être léger par moments (voir peut-être un peu trop ?). Les personnages qui vont épauler notre zombie sont très variés et ça, c’est fort agréable, vous allez, vous retrouvez d’un roi plein aux as jusqu’à la magical girl. Bonne transition pour parler des différents clins d’œil à des séries connues au sein du scénario qui m’a fait sourire, comme Harry Potter ou encore les Sentai (Power rangers chez nous).
 
Scénario 50%
Après avoir terminé le jeu, le scénario m'a énormément déçu et ce pour plusieurs raisons. Déjà, on se retrouve avec une histoire beaucoup plus enfantine que le précédent opus, ce qui l'amène à être moins approfondie. Qui plus est, je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages principaux contrairement à ceux du précédent Disgaea qui étaient beaucoup plus charismatiques et intéressants. Il m'a fallu 26 h tout pile pour terminer son histoire principale, car vous disposez par la suite d'histoires post-fin (que je n'ai pas encore fait). 

Un gameplay toujours au top !

Tout tactical-rpg fonctionne quasiment de la même façon. Vous constituez votre équipe de plusieurs unités que vous allez déplacer à chaque tour, à l’aide d’un damier, un peu comme certains jeux de plateau. Néanmoins, Disgaea arrive à sortir son épingle du jeu en y incluant une mécanique de zones de couleurs qui apportent des malus ou des bonus à l’aide de divers prismes que vous pourrez détruire. Ce n’est pas tout, car vous pouvez rendre vos objets bien plus puissants en effectuant une sorte de donjon aux niveaux illimités et ainsi augmenter le niveau de votre équipement, sans oublier que vous pouvez avoir accès à ce qu’on appelle des innocents (des êtres vivants que vous pouvez mettre au nombre de 5 sur un objet et ainsi y ajouter des passifs supplémentaires). Il y a également d’autres fonctionnalités, mais je préfère vous laisser la surprise et ce sont des mécaniques que je n’utilise quasiment pas.
 
Dans ce sixième opus, nous avons le droit à quelques nouveautés au niveau du gameplay. L’ultra-réincarnation est désormais disponible, une mécanique qui permet de remettre à zéro le niveau de vos personnages, mais cela permet de devenir plus fort. Ceci est accompagné d’un système de karma, qui permet d’augmenter les statistiques des personnages (l’attaque comme la vitesse, par exemple). Il y a également des unités géantes étant beaucoup plus robuste ainsi que plus puissantes.
Gameplay 90%
Alors, c'est un peu le plan qui fâche dans ce sixième Disgaea de mon côté. En effet, le jeu s'avère être beaucoup plus facile que son prédécesseur. Qui plus est, vous débloquez la quasi-totalité des mécanismes de gameplay et donc vous n'avez pas spécialement cet effet de progression. Les nouveautés sont très dispensables et je ne vous cache pas d'avoir fait uniquement une ultra-réincarnation, mais le reste, je n'y ai pas touché.

Un passage à la 3D pas vilain !

C’est le point de ce nouveau Disgaea qui a fait peur aux fans de la licence. En effet, nous nous retrouvons désormais avec un style graphique 3D, puisqu’il était en 2D auparavant. Cette transition est assez déroutante, mais pas forcément de façon négative. Cela a permis à la licence de se renouveler graphiquement parlant, puisque la 3D est de très bonne qualité et le jeu s’avère être très bien optimisé sur la console. J’ai mis le mode équilibré dans les options graphiques (oui oui, vous avez trois modes graphiques dans les options, équilibré, beauté et performance.). 
 
Les menus n’ont pas changé d’un pouce et disposent toujours d’un nombre d’options de tri très poussé, ce qui est agréable pour ce genre de jeu au contenu pharamineux. Petite mention pour le menu principal en jeu qui s’avère être fort sympathique et qui arbore un personnage jouable aléatoire en son milieu. Les musiques dans ce Disgaea sont forts sympathiques et j’ai même plus apprécié celle dans ce sixième opus que dans le précédent.
Graphismes 70%
 Le changement drastique de style graphique est un choix osé, mais fort appréciable. Ce genre de choix sur le plan graphisme dans une licence ayant beaucoup d'opus est très risqué, soit ça passe ou soit ça casse. Personnellement, j'ai apprécié ce changement puisque c'est de qualité, mais le côté 2D me manque tout de même puisqu'il s'avérait être plus détaillé et moins plat que la 3D que nous offre Disgaea 6.

En conclusion, est-ce un T-PRG à conseiller ?

Disgaea 6 s’avère être mon troisième opus de la licence et sans vous mentir, c’est celui-ci que j’aime le moins pour le moment. Tout simplement parce qu’ils ont trop casualisé le jeu, en soit ce n’est pas un mal pour quelqu’un qui n’aime pas trop la difficulté (oui la difficulté à tendance à me faire abandonner), mais là, c’est vraiment trop facile. Il n’y a pas que du mauvais, puisque la 3D s’avère relativement bonne, même si l’œuvre perd son côté manga que donnait le jeu en version 2D.  N’oublions pas qu’il s’agit, certainement, du Disgaea le plus court à l’heure actuelle, comme dit précédemment, un petit 26 h m’a permit d’en arriver au bout et au final, ce n’est pas plus mal…
 
Si vous êtes habitués à la licence, c’est à mon avis le Disgaea à éviter, car vous risquez d’être déçu par sa facilité et son scénario vraiment pas ouf. Contrairement au précédent que j’ai trouvé magnifique. Néanmoins, il s’agit clairement de l’opus parfait pour commencer la licence, et clairement, c’est relativement une bonne nouvelle pour un jeu de niche qui a des difficultés à trouver un nouveau public.
 
Et vous qu’en avez-vous pensé ?  Merci infiniment à Koch Media pour avoir fourni un exemple du jeu pour le blog, ainsi qu’à Miyoki qui prend le temps de relire les articles du blog.
Note globale 50%

– Une gameplay toujours agréable.

– Le passage à la 3D réussit !

– Un jeu bien plus accessible…

– Mais bien trop facile !

– Un scénario pas terrible.

– Une durée de vie moindre comparé au précédent.

J.Swordy

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