[TEST – PS5 ] – Il était une fois l’histoire d’un corbeau noir ~

  • Date de sortie : 23 Novembre 2021 (Sur Playstation 4/5)
  • Genre : Action-Aventure
  • Plateformes : PS5, PS4, Xbox One et Xbox Series
  • Développeurs : Acid Nerve
  • Editeur : Devolver Digital
  • Prix : 19,99€
  • PEGI : 12
  • Langue Texte : FR
  • Voix : Aucunes

Il était une fois l’histoire d’un corbeau noir, l’épée sur le dos et aux petits yeux blanchâtres. Celui-ci sera le héros de ce conte poétique !

Aujourd’hui nous nous retrouvons avec le troisième et dernier jeu de l’année, Death’s Door sur PS5 ! Un petit jeu à l’ambiance particulière, mais très intéressant.

Une histoire si poétique !

Dans ce jeu à l'ambiance à la fois poétique comme sinistre, nous incarnons un petit corbeau noir accompagné de son épée rouge vif.

Alors que vous arrivez dans un bus volant, vous vous retrouvez au siège de la commission des Faucheurs. Pendant que vous déambulez dans ce lieu fait de gris, blanc ainsi que de noir, vous faites face à un corbeau aux petites lunettes noires que vous incombe de bien vouloir récolter des âmes en empruntant l'unique porte disponible juste au dessus des bureaux où trône également un gros corbeau. C'est alors que vos aventures en tant que faucheur volatile commencent ...

Il est très compliqué de parler du scénario sans en spoiler son contenu, mais il s’agit là clairement du plus gros point fort de l’œuvre. Le sujet de l’histoire peut être raconté sans vous en dévoiler le dénouement. Vous êtes l’un de ces engrenages de la vie et vous vous devez de récolter les âmes pour les amener sur la bonne voie. Chaque boss vous permet de vous expliquer qu’une mort n’est pas une fin, mais plutôt une forme de commencement. Tout comme ses graphismes, l’aventure de notre corbeau est très poétique et dispose de plusieurs messages en lien avec la vie comme la mort, ce qui l’amène à faire face à plusieurs scènes relativement bouleversantes. Les développeurs du jeu ont également ajouté quelques petites touches d’humour qui permettent d’adoucir ce récit tristounet. Il m’a fallu environ 7h30 pour terminer l’histoire de ce jeu.

 
 
Scénario 90%

Un gameplay efficace, mais simple et imprécis !

La simplicité est clairement le meilleur adjectif pour décrire le gameplay de ce jeu où vous jouez un petit corbeau.

En effet, notre faucheur d’âme dispose d’un panel assez léger d’aptitudes, mais amplement suffisant. Dans un premier temps, vous disposez de l’attaque normale avec carré ainsi que la roulade sur la touche X. Vous disposez également d’une attaque chargée avec R2 et avec L2 vous chargez votre magie (le reste dépend de la magie sélectionnée). Ces sorts et autres équipements vont permettre de débloquer des chemins précédemment bloqués et ainsi d’avancer dans l’histoire. Vous avez la possibilité de trouver des armes vous permettant d’avoir un gameplay différent. Par exemple, le marteau qui tape plus fort et dispose d’une distance de frappe plus grande, mais en contrepartie vous pouvez uniquement faire un combo de deux coups (les coups sont plus lents également). Une dernière chose qui vous sera utile régulièrement, sera des graines brillantes que vous pouvez planter et ainsi faire naître une belle fleur verte qui vous apportera de la vitalité.

Lorsque vous tuez des monstres ou lorsque vous trouvez des sphères rougeâtres cachées (ou non) vous récoltez des âmes. Celles-ci sont utilisables comme monnaie d’échange pour améliorer vos caractéristiques suivantes : Force, Dextérité, Agilité et Magie. C’est pour cela qu’il faut bien chercher durant vos aventures puisqu’en plus de pouvoir trouver des sphères d’âmes, vous avez la possibilité de trouver des autels. Souvent accessibles difficilement avec un combat corsé ou une énigme, ils vous permettent d’obtenir soit un cristal rouge pour augmenter votre magie, soit un cristal vert pour augmenter votre vie maximale (cela augmente d’un palier ces deux caractéristiques lorsque vous obtenez quatre cristaux ).

Le gameplay de ce jeu est relativement classique mêlant des ondes semblables aux Zelda voir même aux Dark Souls. Beaucoup moins punitif que Dark Souls, les seules choses qui m’y ont fait penser sont le côté des points de restauration de vie, l’ambiance lugubre et si je suis très précis, je dirais même le message lorsque vous mourrez. Tout le reste m’a fait plutôt penser à la licence Zelda avec les roulades rapides, les mécaniques de gameplay qui se débloquent dans l’avancée de votre aventure ainsi que les objets bien cachés. Les combats de boss sont pour la plupart vraiment très variés et amènent des combats à la difficulté relevée, mais pas insurmontable et surtout pas frustrant.

Néanmoins, du négatif est bel et bien présent ! C’est la manette en main que j’ai pu remarquer différentes choses un poil agaçantes. La première chose est un manque de précision, notamment dans les moments où vous allez devoir faire preuve de réactivité ainsi que de rapidité. En effet j’ai eu souvent le droit à une visée assez chaotique avec les capacités que l’on débloque dans le jeu et c’est pourquoi un indicateur pour voir l’angle de visée aurait pu être vraiment intéressant sur le plan du confort de jeu. Deuxième chose, c’est le manque d’une petite carte, car si vous avez le malheur de vous arrêter durant votre session de jeu et bien c’est relativement compliqué de savoir où aller, là aussi c’est plus une question de confort.

Gameplay 70%

Une douce patte graphique...

La plan graphique de l’œuvre est plus qu’agréable. En effet, pour ceux qui le savent, je suis un grand féru de ce qu’on appelle la vue isométrique. Cette vue du dessus où nous sommes clairement dans la peau du spectateur. Durant les aventures de notre corbeau, il arrive que la caméra se mette en mode portrait pour présenter les personnages. Très bonne transition pour parler de la variété du chara-design des personnages qui seront sur votre route, puisqu’au début ils s’avèrent être représentés de façon humoristique, mais plus vous avancez dans le jeu et moins ils le sont, au point d’en devenir des personnages lugubres.

Le level-design est classique, mais relativement efficace. Déjà vous disposez de plusieurs zones dans cette grande “île”, chacune représente un habitat pour le boss qui y règne d’une main de fer. Où chaque pouvoir y est nécessaire pour progresser tôt ou tard dans le jeu. Notons tout de même parfois des endroits beaucoup trop étroits pour les combats, mais ceci ajoute une difficulté supplémentaire non négligeable. L’interface utilisateur est simple à comprendre et plutôt minimaliste, tellement que vous y passerez quasiment jamais durant votre aventure.Là où j’ai le plus apprécié le plan artistique, c’est bien évidemment sa musique ! En effet, la personne qui est derrière celle-ci ne m’est pas inconnue,, car il s’agit de David Fenn qui s’est occupé entre autres de l’OST de Moonlighter et même de Titan Souls. Il a su jongler entre des thèmes champêtres comme tristounets qui m’ont énormément marqué., Notons l’ost de l’avant dernier boss qui a des ressemblances au thème d’un boss de Dark Souls, je vous laisse deviner lequel ~

Graphismes 90%

Est-ce que j'y ai perdu des plumes ?

Tel un oiseau, je me suis laissé emporte par les flux de vent qui m’ont amené à vivre cette aventure plus qu’unique.

Au fur et à mesure de mes heures de jeu, je me suis pris d’affection pour ce sombre volatile. Que ce soit de par ses rencontres très intéressantes et les explications sur ce qui est bon comme moins bon dans le cycle de la vie. Cela m’a amené à des moments drôles comme extrêmement touchants,. Si les personnages avaient des voix, j’aurais pu lâcher une petite larme.

Néanmoins, on se retrouve avec un gameplay vite redondant, mais la variété des coups que ce soit pour les monstres comme pour les boss permet d’atténuer tout ceci. Grosse mention à l’avant dernier boss qui m’a énormément marqué par son ambiance ainsi que son style du combat.

Alors que je n’en attendais pas spécialement grand chose, j’ai été profondément touché par les aventures de ce vaillant et petit corbeau ! C’est pour cela que je vous conseille fortement ce jeu !

Je tiens à remercier profondément Cosmocover ainsi que Devolver pour leur confiance ainsi que l’exemplaire du jeu et sans oublier Miyoki qui relie la totalité de mes articles.

Mais également un grand merci à vous d’avoir pris le temps de lire ce test et je vous souhaite une bonne journée !

Note globale 90%
  • Une ambiance poétique.
  • Des combats marquants.
  • Une durée de vie suffisante pour le genre.
  • Un gameplay répétitif et manquant légèrement de confort.
  • L’absence d’une carte pour s’y retrouver.

J.Swordy

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